24 janvier 2008
Une enquête policière dans le Paris du XVIIIème siècle
La collection 10-18 "Grands détectives" déçoit rarement ses lecteurs. J'ai découvert, par le plus grand des hasards,un nouveau personnage: Nicolas Le Floch,assistant du Lieutenant Général de la police de Paris, sous le règne du roi Louis XV.Le premier volume de la série, "L'énigme des Blancs-Manteaux", n'est pas une nouveauté puisque le titre date de 2001. L'intrigue est admirablement bien menée, le contexte historique remarquablement mis en valeur par une multitude de précisions qui rendent l'histoire plus que crédible. Vivement que la Bibliothèque fasse l'acquisition de la suite de la série ..."
"L'énigme des Blancs-Manteaux" de Jean François PAROT
"Nicolas Le Floch a obtenu sur les recommandations de son parrain le Marquis de Ranreuil un emploi auprès du Lieutenant Général de Police M. De Sartine. Il lui est alors confié une affaire très délicate. Un commissaire de police soupçonné de corruption a disparu et avec lui une partie de la correspondance privée du roi Louis XV. Un mystère plane autour du domicile de ce commissaire rue des Blancs-Manteaux"
22 janvier 2008
Atlantis
On ne compte plus les romans dont le scénario s'inspire du mythe de l'Atlantide. Celui-ci n'est pas mal du tout pour plusieurs raisons:
- Il est écrit par un docteur en archéologie de l'université de Cambridge qui maitrise parfaitement le sujet, et qui fait autorité dans le domaine des civilisations disparues.
- L'auteur a su parfaitement doser les ingrédients qui font les bons romans d'aventure (action, romances, problèmes géopolitiques, découvertes acrchéologiques extraordinaires, etc ...) et son ouvrage aurait pu être écrit par le Maître du genre Clive Cussler.
- Le roman développe une théorie nouvelle et pourquoi pas plausible (même si je préfère voir l'Atlantide au milieu de l'océan Atlantique) qui situe l'Atlantide dans la mer noire au large des républiques du Caucase.
Pour en savoir plus sur l'Atlantide, empruntez le livre à la bibliothèque municipale d'Etaples!
21 janvier 2008
Qui veut la peau du candidat ?
Lorsque j'ai créé ce blog, mon idée était de présenter un livre par jour, voir plus ... la vie trépidante que je mène en ce moment ne me permettant pas de lire sept livres par semaine, j'ai donc pris un peu de retard sur mes objectifs (le problème étant aussi que je lis plusieurs romans à la fois ...)
Je viens de terminer "Chaud beffroi" d'Emmanuel SYS, et j'avoue avoir passé un très bon moment. L'ensemble est assez classique: une tentative de meurtre suivie d'un meurtre bien réel, une enquête policière, une étude psychologique des victimes, suspects, coupables et policiers ... rien que du classique, mais du bon classique. Emmanuelle SYS s'était fait remarquer avec "La morte du canal", il récidive avec "Chaud beffroi". L'autre intérêt de ce roman c'est la localisation dans la région lilloise et le contexte des élections municipales ...
"Un soir, en rentrant chez lui, Yves FREMAUX est la cible d'une agression. Qui était visé? Le chef d'entreprise? L'homme à femmes? Le commerçant prospère? Ou l'homme politique, futur candidat à la mairie de Lille? Confiée aux inspecteurs Preux et Monin, l'enquête avance sur des oeufs. La réussite et l'ambition de FREMAUX ont fait des envieux. Nombreux sont ceux qui lui en veulent, mais aucun n'a de motif suffisant pour tenter de le tuer ...
14 janvier 2008
Les Chroniques de Thomas Covenant
Il est particulièrement difficile de porter un jugement sur les grandes fresques fantastiques mélangées d'"Héroïc fantasy" qui fleurissent depuis quelques dizaines d'années, tout particulièrement lorsque le "Seigneur des anneaux" de Tolkien siège en Maître absolu sur la table de chevet ... On se dit qu'il sera difficile de faire mieux, ou aussi bien!
J'avais eu tout de même, par le passé, quelques expériences concluantes avec "Les neuf princes d'Ambre" de Roger Zelazny ou "Le Monde du fleuve" de José Philip Farmer, ou plus récemment avec la "voie parallèle" trouvée par l'auteur d'Harry Potter... mais surtout beaucoup de déceptions avec d'autres. Je me suis donc beaucoup abstenu, préférant à ce type de littérature les jeux de rôle inspirés par l'univers de Tolkien.
Et je suis tombé par hasard sur cet ouvrage: "Les chroniques de Thomas Covenant", le tome 1 "La malédiction du Rogue" par Stephen R Donaldson.
RESUME: "Pour avoir mystérieusement contracté la lèpre, l'écrivain à succès Thomas Covenant est mis à l'écart par les habitants de sa petite ville, puis abandonné par les siens.
Alors qu'il croit mourir, il se retrouve projeté dans le Fief, un univers fantastique plongé dans le chaos. La population de cette contrée étrange le considère comme un héros détenteur d'un pouvoir incommensurable qui, à lui seul, pourrait briser la malédiction du Rogue.
Mais Thomas Covenant n'est pas davantage préparé à mener une existence de paria qu'il ne l'est à devenir le sauveur d'un monde dont il ignore tout"
Avis plutôt favorable ( je crois même que je vais tenter le tome 2), même si, à plusieurs reprises, j'ai cru abandonner la lecture du roman, géné par un manque de cohérence et d'équilibre dans les longues descriptions. j'aurais aussi aimé que l'aspect psychologique de l'homme contemporain plongé dans un monde aux normes différentes, soit davantage développé.
Mais je suis allé au bout, j'y ai pris un certain plaisir, pourquoi pas vous ...
11 janvier 2008
Une découverte ... une surprise ...
Je suis tombé par hasard sur un roman au titre assez peu évocateur "LES AMIS D'EMMA" de Claudia SCHREIBER, mais dont la couverture représentant un énorme cochon, laissait pressentir quelque chose de surprenant...
"Les amis d'Emma" de Claudia Schreiber
L'ouvrage n'est pas une nouveauté puisqu'il est sorti en 2005 aux Editions VDB. J'ai jeté un oeil sur la quatrième de couverture et découvert le texte suivant:
"Elle avait besoin d’argent et elle voulait un homme. Maintenant qu’elle avait les deux, elle avait bien l’intention de les garder. ” Emma adore se rouler dans la paille avec ses cochons, s’enveloppe dans la crasse comme dans un cocon. Emma fabrique des saucisses et des saucissons au kilomètre. Emma voudrait un homme à aimer et de l’argent pour payer ses dettes. Mais où les trouver quand on vit seule dans une ferme isolée ? Max est un gratte-papier timoré, il n’a jamais approché une femme de sa vie, il a peur des animaux. Propre comme un sou neuf, il déteste la saleté. Max est atteint d’une maladie incurable. Une nuit, sa Ferrari s’écrase dans la cour de la ferme d’Emma. Emma découvre le petit homme évanoui et, à côté de lui, un sac plein de dollars. Comment va-t-elle se débrouiller pour l’apprivoiser ? Cette rencontre de deux solitaires blessés par la vie est un festival d’émotion et de drôlerie. L’imagination est débridée, la morale inattendue, et la tendresse irrésistible"
Je m'attendais à une version germanique du fameux "Truisme", une version bien lourde avec un humour façon "division de panzers".Ce fut une erreur...Ce roman est particulièrement plaisant, agréable à lire, d'une finesse et d'une légèreté surprenante. J'ai passé un très bon moment, je ne regrette pas de l'avoir emprunté à la bibliothèque et je vous conseille d'en faire autant.
10 janvier 2008
SERGE BRUSSOLO
Je vous propose de découvrir une nouvelle rubrique consacrée non plus à un livre mais à un auteur dont j'apprécie tout particulièrement les ouvrages que vous pouvez découvrir bien évidemment, et emprunter à la bibliothèque municipale d'Etaples.
Et pour commencer: SERGE BRUSSOLO
J'aime beaucoup cet auteur qui réussit parfaitement à mélanger les genres, passant du polar au fantastique sans la moindre hésitation et la moindre fausse note, capable de nous offrir des romans aux scénarii plus étourdissants les uns que les autres.
"Né à Paris en 1951, Serge Brussolo connaît une enfance tourmentée. Puis il fait des études de lettres et de psychologie. Il écrit très tôt ses premiers textes, mais ses débuts sont laborieux. Ecrivant dans d'obscures chambres de bonnes, il trouve son inspiration dans sa propre misère et son environnement familial perturbé. La noirceur de ses premiers récits vont alors donner le ton à son style pour toujours.
Au début, les éditeurs ne lui accordent que mépris, en raison de son style - qui, bien que proche du fantastique ou de la science-fiction - n'entre dans aucun genre établi. Mais il s'accroche, persévère, car il ne peut pas envisager l'avenir sans l'écriture.
Il entre dans le monde de l'édition par la petite porte, celle des fanzines de l'époque. Son premier texte publié sera "L'Evadé" paru en 1972 dans "l'aube enclavée". |
Plus tard, il abandonne la science-fiction pour se consacrer à d’autres formes narratives, notamment le thriller et le roman historique. Dans son premier thriller, "Le nuisible", on trouve tous les ingrédients de ses futurs romans à suspense. Pour maintenir sa liberté de création, il travaille avec plusieurs éditeurs qu'il met en concurrence, grâce aux succès de ses ventes.
Doué d’une imagination prolifique, auteur populaire tout en étant hors normes, Brussolo s’impose également par son sens de la dérision.
Durant l'année 2000, il est nommé Directeur littéraire aux éditions du masque. Sa production pour adultes se ralentit, il décide de se consacrer essentiellement à l'écriture de livres pour la jeunesse.
La sortie de la série "Peggy Sue et les fantômes" marque un nouveau tournant dans sa carrière. Progressivement, il semble retrouver le goût de la S.-F. mais en version jeunesse. (Extrait du site "Le monde Brussolo")
J'ai particulièrement aimé les romans suivants:
"Ceux qui dorment en ces murs"
Ils vivaient en bordure de l'Amazone. Ils détestaient les missionnaires, ils réprouvaient la morale des Blancs.
Ils avaient leurs propres coutumes. Il n'y avait pas de police chez eux, mais un comptable surnommé le diable au chapeau blanc dont la fonction consistait moins à punir qu'à remettre les compteurs à zéro.
Ils avaient le droit de voler, de tuer, à condition de se soumettre à l'appréciation de ce juge qui les notait, comme un maître d'école. Une bonne action compensait un crime. On avait le droit d'assassiner ses voisins à condition de sauver un bébé d'un incendie; il fallait que les notes s'équilibrent...
Si c'était le cas, vous pouviez aller librement, sans avoir à redouter la moindre sanction. Dans le cas contraire, il vous restait peu de temps à vivre. Très peu de temps...
Quand on vit à proximité de la jungle, il n'y a pas d'âge pour avoir peur de l'obscurité.
Modèle nu, Jeanne doit poser pour un sculpteur dont l’atelier est installé au coeur de la maison Van Karkersh. Un hôtel particulier au passé trouble, dont le propriétaire fut jadis retrouvé coupé en morceaux dans la cage des fauves, au jardin zoologique voisin.
Là, tout n’est qu’angoisse, malédictions, obscurité.
La bâtisse semble abriter mille crimes impunis, et tout autant de secrets.
Chaque fois qu’elle commet l’erreur de s’y endormir, Jeanne est visitée par des rêves dangereux qui font d’elle une stigmatisée dont le corps se couvre de blessures inexplicables.
Est-elle folle, ou victime d’un jeu dont les règles lui échappent ?
Qui complote contre elle, les locataires ou... les fantômes?
Une plongée terrifiante dans le monde de l’occultisme et des sectes satanistes.
Dans le labyrinthe des banquises fracassées, un cargo se fraye un chemin, au risque de finir broyé par les montagnes de glace flottantes. À son bord, deux jeunes femmes à la recherche d'un avion qui s'est écrasé aux abords du Pôle. Très vite, la mission de secours semble compromise par d'étranges événements.
L'équipage, composé d'Esquimaux superstitieux, affirme qu'un être fabuleux sorti du blizzard harcèle le navire. Un climat de cauchemar s'installe tandis que les matelots disparaissent un a un.
La nuit, quelqu'un erre au long des coursives, en quête d'une nouvelle proie... Tandis que les glaces resserrent leur étreinte sur la coque qui menace d'éclater, la paranoïa s'empare des survivants.
Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, Julien, exilé depuis cinq ans au fond d'un pensionnat, apprend que son grand-père est mort dans d'étranges circonstances, lui laissant pour tout héritage les miettes de la propriété familiale, là-bas, en Normandie.
Au sein d'une nature âpre, sur un domaine réduit à un champ miné par les Allemands et à une maison de maître qu'une bombe anglaise non désamorcée rend inhabitable, I'enfant doit réapprendre à vivre avec Claire, sa mère, dont il n'a reçu que de rares lettres lorsqu'il était interne. Très vite, le jeune garçon prend conscience qu'un mystère ronge le passé de sa famille. Qui hante les bois aux alentours de la maison ?
A qui appartient ce regard que l'enfant sent en permanence posé sur sa nuque ? Véritable thriller paysan, La Moisson d'hiver nous plonge dans un monde d'intrigues où la jalousie obsessionnelle pousse chacun aux pires extrémités et où les secrets de famille prennent la dimension d'une énigme policière.
"La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"
Un asile d'aliénés sous-marin. Une peuplade qui s'est donné pour dieu un distributeur de chewing-gum. Des morts qui flottent au-dessus du sol et partent à la dérive au long des boulevards. Des cadavres momifiés vendus à prix d'or dans les hauts lieux de la mode... Il faut s'attendre à tout quand on est flic au sixième bataillon scaphandrier du métro englouti !
ATTILA MON AMOUR ...
Drôle de titre pour cette collection éditée par GLENAT, dans sa série d'aventures historiques, et réalisée par Mitton et Bonnet.
"Septembre de l'an 449 après Jesus Christ, Attila, le grand Khan, installe son immense campement sur l'estuaire du Danube. Parmi les nombreux présents, qui lui sont offerts par l'Empereur romain, se trouvent La Lupa, mi-louve, mi-romaine qui dispose d'un sens stratégique génial et d'une connaissance aîgue des défenses romaines. De plus, elle voue une haine féroce et incompréhensible envers les Romains, surtout envers leur Empereur maudit, Valentinius et envers leur courageux général Aetius, dernier rempart de l'Empire face aux barbares.
Avec l'aide de la Lupa, Attila va alors lancer ses hordes sur l'Empire romain d'Occident et entamer, face à Aetius, une gigantesque partie d'échec à l'échelle de l'Empire tout entier.
Jean-Yves Mitton, soutenu par le dessin plein de séduction de Franck Bonnet, raconte avec truculence cette saga de fou, de sang et d'amour dans une époque troublée où le glaive du barbare a remplacé la loi romaine"
Cette bande dessinée se laisse lire et permet d'en savoir un peu plus sur Attila, "le fléau de Dieu" et l'invasion des Huns (un peu plus que ce que nous avons appris à l'école primaire). Le personnage de Lupa, princesse martyre et infirme qui séduit Attila pour se venger des romains est intéressant.
Le côté réaliste en choquera plus d'un, même si je pense que les auteurs sont assez proche de la vérité historique,tant au niveau de la liberté des moeurs qu'au niveau de la dureté des temps ...
Il ne faisait pas bon vivre à cette époque troublée de notre Histoire...
DJINN, suite ...
Je viens de lire le tome 7 de la série DJINN intitulé PIPIKTU
Jade semble s'être définitivement transformée en déesse africaine vengeresse et mène une terrible rébellion contre l'homme blanc...
Vivement la suite afin de voir par quelles pirouettes, l'auteur va l'en sortir, conclure la partie africaine de la série, et l'envoyer vers d'autres aventures.
LE SYNDROME COPERNIC
Le nouveau roman d'Henri LOEVENBRUCK.
Qu'appelle-t-on syndrome Copernic?
Tout simplement le fait de fait de penser détenir une vérité que le monde entier refuse et dont la portée pourrait pourtant bouleverser l'avenir de l'humanité. Vigo Ravel est-il atteint d'une schizophénie aiguë ou bien détient-il cette vérité? Certes, il entend des voix dans sa tête. Mais que penser de ces voix lorsqu'elles l'avertissent de l'attentat qui va presque entièrement détruire le quartier de la défense à Paris et faire de lui l'unique rescapé d'une catastrophe qui va tuer plus de deux milles personnes? Et que penser lorsqu'il apprend, un peu plus tard, qu'il n'existe pas, du moins légalement et officiellement ...
Je n'en dirai pas plus, mais il n'y a pas à hésiter, c'est du tout bon.
Encore un polar français qui tient la distance avec les spécialistes anglo-saxons du genre.
08 janvier 2008
Quelques biographies
recommandées par les Dames de la bibliothèque.
Ce genre n'étant pas ma tasse de thé, j'ai fait appel aux spécialistes des biographies.
En vrac: la vie incroyable de vedettes de la chanson, de politiques, de victimes de la vie, etc ...
France Gall "Le destin d'une star courage"
Laurent Marzec "A corps perdu"
Ségolène Royal "Ma plus belle histoire c'est vous"
Mais aussi:
Gérard Lenorman "Je suis né à vingt ans"
Renaud "Renaud raconté par sa tribu"
Marie Humbert "Pour tous les Vincent du monde"
Hervé Vilard "Le bal des papillons"
Nana Mouskouri "Mémoires"
Jean Christophe D'Escault "L'abbé Pierre"
Olivier Philipponnat "La vie d'Irène Nemirovki"
Danielle Mitterrand "Le livre de ma mémoire"
Michel Drucker "Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi"
Sakina Amiralieva "Vivre avec ma fille"











